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DSK : première journée en liberté surveillée à Manhattan

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LEPARISIEN - 21.05.2011 - DSK est libre mais sous étroite surveillance. Dominique Strauss-Kahn a quitté vendredi la prison de Rikers Island à New York vers 17 heures (23 heures en France) pour un appartement de fonction de la société Stroz Friedberg

 

chargée d'assurer sa mise en résidence surveillée. Il y séjournera durant les prochains jours, avant de trouver un logement définitif. 

L'ex-favori des sondages en vue de la présidentielle de 2012 est formellement inculpé d'agression sexuelle et de tentative de viol sur une femme de chambre d'hôtel d'origine guinéenne. Il a été remis en liberté après avoir notamment versé une caution d'un million de dollars.

Surveillé 24 heures sur 24, muni d'un bracelet électronique, DSK entame une nouvelle vie sous étroite surveillance. Il ne peut ni sortir ni recevoir de visite sans autorisation. Ses avocats viennent de prendre connaissance de tout le dossier d'accusation. Ils vont donc pouvoir fourbir leurs armes et élaborer les chefs d'accusation qui pèsent contre lui. Il risque plus de 74 ans de prison.

Le film de la journée :

23 heures. Les résidents du 71, Broadway sont prévenus. «Nous n'avons pas été consultés avant que le locataire ne l'invite, mais nous avons été assurés qu'il restera seulement ici jusqu'au début de la semaine», a écrit le gérant de l'immeuble aux locataires selon un courriel obtenu par le Wall Street Journal. «Nous avons augmenté le nombre d'employés ce week-end pour nous assurer que les médias et les curieux restent à l'extérieur de l'immeuble», poursuit le message.

21h30. 71 Broadway, nouvelle attraction touristique à New York.  L'appartement où est assigné à résidence provisoirement Dominique Strauss-Kahn est ce samedi un des points d'attraction des touristes. Devant l'Empire Building du 71 Broadway, près de Ground Zero, les badauds et curieux se massaient samedi. Des touristes se faisaient prendre en photo. «Sur votre droite, l'immeuble où demeure le Français accusé de tentative de viol», indiquait au micro un guide touristique dans un bus à deux étages qui traversait Broadway. 

20 heures. Un détective envoyé en Guinée ? Selon France 2, il est fort possible qu'un détective de Guidepost Solutions ait déjà traversé l'Atlantique, direction la Guinée, d'où est originaire la femme de ménage de l'hôtel Sofitel de Times Square. 

18h40. Une rose pour Ophélia. Le collectif «Les Libéraux», issu du Parti libéral démocrate, qui a pris la suite de Démocratie Libérale d'Alain Madelin, lance sur Internet l'opération «Une rose pour Ophélia». «Même si DSK ne représente pas la France, ne soyons pas dupe, c’est l’honneur de notre pays qui est en jeu au regard de l’opinion internationale», peut on lire. Les libéraux écrivent une lettre à la victime présumée.

«Chère Ophélia,

Une rose pour nous excuser de ne pas avoir assez pensé à vous.

Nous avons beaucoup parlé de notre compatriote, de ses conditions de détentions, de ses émotions, pas assez des vôtres.

C’est pourquoi, sans présumer du jugement qui sera rendu dans le respect de la présomption d’innocence, nous vous envoyons ces fleurs»

Tous les trente clics, une rose sera offerte à Ophélia. «Cette opération symbolique a pour objectif de faire savoir à la présumée victime que les Français, sans préjuger de l’issue de cette affaire, pensent également à elle».

18h12. «Autant il est présumé innocent, autant sa victime est présumée dire la vérité», souligne la journaliste Audrey Pulvar, jointe par l'AFP,  qui s'étonne du comportement «assez inquiétant et un peu nombriliste» des responsables socialistes dans un premier temps. La journaliste a signé l'appel «Sexisme, ils se lâchent, les femmes trinquent» lancé par les associations Osez le féminisme, La barbe et Paroles de femmes.

17h25. «Depuis quatre ans, les socialistes ont fait le choix de l'attaque personnelle, de l'injure, de la clameur» contre le président de la République ou certains ministres, comme Eric Woerth, déclare Jean-François Copé lors d'un séminaire de l'UMP consacré au «les valeurs face à la mondialisation», «peut-être peut-on espérer qu'à la faveur de tout ce que nous vivons [l'affaire DSK. NDLR], on se sortira de ces attaques personnelles, souvent indignes, pour en venir aux sujets de fond». La gauche a-t-elle perdu la bataille morale ? «Le sujet n'est pas là», assure le numéro un de l'UMP, semblant vouloir tourner la page au plus vite et exprimant sa «lassitude» sur les questions des journalistes sur l'affaire. 

16h55. Dominique Strauss-Kahn est hébergé dans un appartement de la société Stroz Friedberg chargée de sa surveillance. L'entreprise qui avait était chargée du contrôle de Bernard Madoff, l'utilisent pour loger temporairement des personnes à surveiller ou à protéger, informateurs, mafieux repentis ou accusés à risque...

«Pépé le Putois», voilà comment le New York Post voit Dominique Strauss-Kahn. A la recherche du grand amour, Pépé dégage une odeur insupportable et drague de manière harcelante. Personnage des cartoons Looney Tunes, il parle avec un accent français dans la version originale.

16h37. DSK : «Toutes les femmes journalistes n'ont pas été harcelées». Dans les colonnes de Libération, trois femmes journalistes - Nathalie Raulin (Libération), Virginie Malingre (le Monde) et Nathalie Segaunes (le Parisien) - signent une tribune sur l'attitude de Dominique Strauss-Kahn avec les femmes journalistes. «A partir du moment où l'on ne peut pas envoyer une femme seule l'interviewer, c'est une forme de violence, un homme politique doit pouvoir se tenir !», avait écrit une journaliste du quotidien. Les trois rédactrices réagissent : «Jamais nous n'avons été agressées ni menacées», écrivent celles qui ont chacune suivi l'ancien patron du FMI. Dire qu'on ne peut envoyer une femme seule l'interviewer est «factuellement faux». Elles affirment qu'il n'y a «jamais eu dans son comportement envers [elles] de quoi crier au scandale ni redouter une interview en tête-à-tête». «Aucun doute l'homme était dragueur, souvent un peu lourd. Les invitations galantes ou les plongées dans les décolletés étaient un gimmick quasi obligé des débuts de conversation, comme une entrée en matière avant d'en venir au coeur du sujet (...) Mais jamais nous n'avons été agressées ni menacées».

VIDEO. «Vous vivez encore dans un machisme archaïque !»

Denise Bombardier, journaliste québécoise, invitée de Pascale Clark sur France Inter le 20 m

 

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