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CI: Dégeler des avoirs, libérer les pro-Gbagbo, libérer les résidences d’anciens barons du Fpi : Le président Ouattara prépare un gros cadeau de Noël
Nouveau reveil - 14/12/11 - A près la tempête le beau temps ? En tout cas, un parfum se répand, qui annonce un coup sur le plan politique. Pendant que les Ivoiriens se préparent aux fêtes de fin d’année, le président de la République semble s’affairer à l’emballage d’un cadeau de Noël tout particulier.
Un cadeau pour décrisper l’atmosphère politique. Pour ce faire, le pouvoir, à travers le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a repris langue avec les pro-Gbagbo. Le pouvoir a mis au goût du jour également, la libération des anciens dirigeants de l’ancien pouvoir. «Nous avons repris les négociations et vous en verrez les fruits très bientôt», confiait, mardi, à la presse, Gervais Coulibaly. Ancien porte-parole de l’ancien président Laurent Gbagbo, il pilote les négociations avec le pouvoir en place. On le sait, et les partisans de l’ancien président Gbagbo ne cessent de le répéter : ce qu’ils attendent, ce sont la libération de leurs camarades détenus et le dégel des avoirs de certains dont Gervais Coulibaly lui-même. Côté sécurité, ils espèrent aussi que les résidences d’anciens barons du défunt régime ne soient plus occupées par les Frci. Et même si la chambre d’accusation de la Cour d’Appel d’Abidjan qui avait prévu reprendre hier ses audiences sur la libération des anciens dirigeants pro-Gbagbo, les a finalement renvoyées au mercredi 21 décembre prochain, ils sont nombreux, les Ivoiriens, à entendre siffler le train de la décrispation qui arrive.
«Nous espérons avoir un gros cadeau de Noël», plaisantait hier, déjà, l’avocat Me Djirabou Mathurin, après le renvoi de l’examen de leurs requêtes pour l’annulation de la détention de leurs clients. Certes, l’homme de Droit n’a pas voulu lier l’affaire qu’il plaide avec les arrangements politiques en sourdines. Mais il n’est pas besoin d’être un divin pour deviner que l’audience sur leur libération a été renvoyée pour tenir compte du fait que les pro-Gbagbo ont repris langue avec le gouvernement depuis seulement quelques jours. Trop tôt pour en récolter les fruits. Ces faits concordants montrent néanmoins que la question du dégel et de la libration des anciens séides du défunt régime n’est plus qu’une question de temps. Quoi de plus opportun que la semaine des fêtes de fin d’année pour annoncer une telle nouvelle ? Signe que le hasard n’existe pas en politique, les plaidoiries d’hier concernaient, justement, une dizaine de cadres pro-Gbagbo, dont son épouse Simone Gbagbo, gardée à la prison d’Odienné. Elles devaient analyser aussi le cas du premier ministre du gouvernement illégal de décembre 2010, Aké N’gbo, des anciens ministres issus du même gouvernement Christine Adjobi, de la Santé Alcide Djédjé, des Affaires étrangères et Désiré Dallo, de l’Economie et des finances. Étaient concernés, le gouverneur de la Bceao, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le député Sokouri Bohui, ancien chargé des Elections du Fpi, le journaliste Franck Anderson Kouassi du défunt Conseil national de la communication et de l’audio-visuel, notamment. Seul Michel Gbagbo, après sa plainte déposée contre l’Etat de Côte d’Ivoire, semble avoir hypothéqué son cas.
Benoit HILI
Nouveau reveil
Source : JA 14/12/2011 (Auteur : autres)
( Jeune Afrique ) La justice ivoirienne doit se prononcer mercredi 14 décembre sur le maintien en détention ou non d'une soixantaine de prisonniers favorables à Laurent Gbagbo. Parmi eux, l'épouse de l'ex-président, Simone (qui a peu de chance d'être libérée), mais aussi son fils, Michel, et son dernier Premier ministre, Gilbert Aké N'Gbo.
Me Jean Serge Gbougnon, l'un des avocats du collectif des défenseurs des personnalistes pro-Gbagbo détenues dans des prisons du nord, a déclaré à jeuneafrique.com qu'il avait été informé par les services du procureur général que leur requête déposée auprès de la chambre d'accusation de la cour d'appel du Plateau (Abidjan) serait étudiée demain mercredi.
Les avocats avaient introduit une requête en annulation (tant dans la forme que dans le fond) de toutes les procédures du juge d'instruction chargé enquêter sur les crimes présumés des prisonniers pro-Gbagbo, arrêtés pour la plupart le 11 avril dans le bunker de l'ancien chef d'État ivoirien ou à l'hôtel Pergola d'Abidjan. Pour Me Gbougnon, « c'est une avancée majeure, car d'habitude, ce sont les journaux qui nous apprennent ce genre d'information ».
Seconds couteaux ?
L'avocat espère qu'un deuxième lot de personnalités pro-Gbagbo sera libéré, mais il reste prudent. « On s'attend aux deux possibilités, indique-t-il. Si la procédure est annulée pour une personnalité, cela veut dire qu'elle sera libérée. Si non, cela veut dire qu'elle est maintenue en prison ».
Le 9 novembre dernier, à la veille de la publication de la liste des candidats aux élections législatives du 11 décembre, au terme de la même procédure, une vingtaine de pro-Gbagbo avaient été libérés. Que des seconds couteaux. La surprise cette fois-ci viendrait de la libération de gros poissons tels l'ex-Premier ministre Gilbert Aké N'Gbo ou Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo. Mais rien n'est moins sûr.



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