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Dacoury-Tabley s`en va: L’Uémoa attend la proposition du président Ouattara
Publié le samedi 22 janvier 2011 | Le Nouveau Réveil - Philippe-henri Dacoury-Tabley s`en va. C`est désormais une question de jours. Il quitte ainsi le prestigieux poste de gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Bceao) qu’il occupe depuis le 17 janvier 2008.
Il ne s`en voudra qu`à lui-même mais aussi au clan de Laurent Gbagbo. Qu`il s`est cru obligé de soutenir dans un environnement délicat. En effet, après tout le net soupçon, qui pèse sur lui et les sanctions de l`Union européenne (Ue), Dacoury-Tabley "ne présente plus de crédibilité" aux yeux des chefs d`Etat de l`Uemoa et de la Cedeao. Ainsi, au cours de la conférence des Chefs d`Etat de l`Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa) qui a lieu ce jour à Bamako dans la capitale malienne, il est question de lui tenir un discours clair sur "l`indiscipline" dont il a fait montre, après la réunion extraordinaire des ministres de l`Economie et des Finances de l`Uemoa du 23 décembre 2010. Contre toute attente, il aurait eu une position favorable envers Laurent Gbagbo dont la signature sur les avoirs de la Côte d`Ivoire à la Bceao, a été entièrement arrachée au profit du Président Alassane Ouattara, chef d`Etat légitime et reconnu par la communauté internationale, la Cedeao, l`Uemoa. Au terme du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010.
Par conséquent, frappé par les sanctions de l`Ue et "ayant perdu tout crédit" de la part des pays membres de l`Uemoa, Dacoury Tabley sera sommée de quitter son poste (avec les sanctions de l`Ue, il ne pourra plus voyager, ses mouvements seront très limités, il ne restera qu`à Dakar et ne pourra que tourner si possible en Afrique. Imaginez-vous un gouverneur pareil). Cependant, une chance sera laissée à la Côte d`Ivoire et au Président Alassane Ouattara. Qui devra proposer un autre Ivoirien en remplacement de Dacoury-Tabley. Afin d`achever le mandat en cours. Cela, dans les plus brefs délais. Philippe-Henri Dacoury-Tabley quitte alors le poste de gouverneur de la Bceao pour s`être entêté à secourir financièrement Laurent Gbagbo en dépit des multiples sanctions qui pèsent sur ce dernier.
C. Kwagne
Que pèse un gouverneur de la BCEAO sous sanction
"Le feu vert de principe à leur inclusion sur la liste a été donné" lors d`une réunion à Bruxelles des ambassadeurs des 27 pays de l`UE, a indiqué à l`AFP une source diplomatique européenne et la mesure doit entrer en vigueur
"dans les prochains jours".

Les sanctions portent sur un gel des avoirs et une interdiction de visa en Europe. Les pays de l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), dont fait partie la Côte d`Ivoire, ont estimé qu`Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, était le seul habilité, au nom de son pays, à gérer les affaires financières liées à cette institution et à sa banque, la BCEAO. Autrement dit, Alassane Ouattara doit être le seul à avoir accès aux comptes ivoiriens de la banque centrale.
"Mais en réalité, le gouverneur de la BCEAO et le directeur national de cette institution en Côte d`Ivoire sont considérés comme des proches de Laurent Gbagbo. Ils l`ont aidé à avoir accès aux compte ivoiriens de la banque centrale malgré l`interdiction décidée", souligne un diplomate européen.
Le porte-parole du gouvernement Ouattara, Patrick Achi, a évoqué un chiffre d`environ 100 milliards de francs CFA (152,4 millions d`euros), récupérés, selon lui, par Laurent Gbagbo entre le 24 décembre et le 17 janvier sur le compte de la banque centrale. Le camp du président sortant avait lui rejeté en décembre comme "illégale" la décision d`accorder à son adversaire Alassane Ouattara la gestion des comptes ivoiriens de la BCEAO.
L`extension de la liste de sanctions par l`Union européenne porte à 87 le nombre de personnes qui y figurent désormais, auxquelles s`ajoutent 11 entreprises, notamment dans le secteur du cacao et du pétrole. Parmi elles figurent au premier chef le président sortant de Côte d`Ivoire Laurent Gbagbo, qui refuse de céder la place à Alassane Ouattara, suite à l`élection présidentielle de fin novembre.
Toutefois, 4 autres personnes et 2 "entités" économiques pourraient encore bientôt s`y ajouter, selon une source diplomatique.
Il s`agit de Philippe Henry Dacoury-Tabley, gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO) et de Denis N`Gbé, directeur National de la BCEAO en Côte d`Ivoire, deux personnalités considérées par l`Europe comme stratégiques pour aider à financer le président ivoirien sortant.
Les sanctions portent sur un gel des avoirs et une interdiction de visa en Europe.
Les pays de l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), dont fait partie la Côte d`Ivoire, ont estimé qu`Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, était le seul habilité, au nom de son pays, à gérer les affaires financières liées à cette institution et à sa banque, la BCEAO.
Autrement dit, Alassane Ouattara doit être le seul à avoir accès aux comptes ivoiriens de la banque centrale.
"Mais en réalité, le gouverneur de la BCEAO et le directeur national de cette institution en Côte d`Ivoire sont considérés comme des proches de Laurent Gbagbo. Ils l`ont aidé à avoir accès aux compte ivoiriens de la banque
centrale malgré l`interdiction décidée", souligne un diplomate européen. Le porte-parole du gouvernement Ouattara, Patrick Achi, a évoqué un chiffre d`environ 100 milliards de francs CFA (152,4 millions d`euros), récupérés, selon lui, par Laurent Gbagbo entre le 24 décembre et le 17 janvier sur le compte de la banque centrale.
Le camp du président sortant avait lui rejeté en décembre comme "illégale" la décision d`accorder à son adversaire Alassane Ouattara la gestion des comptes ivoiriens de la BCEAO.
L`extension de la liste de sanctions par l`Union européenne porte à 87 le nombre de personnes qui y figurent désormais, auxquelles s`ajoutent 11 entreprises, notamment dans le secteur du cacao et du pétrole.
Parmi elles figurent au premier chef le président sortant de Côte d`Ivoire Laurent Gbagbo, qui refuse de céder la place à Alassane Ouattara, suite à l`élection présidentielle de fin novembre.
Toutefois, 4 autres personnes et 2 "entités" économiques pourraient encore bientôt s`y ajouter, selon une source diplomatique.



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